Présentation de la rubrique peintures

L’émerveillement ne faiblit pas quand on se tourne vers les plus lointaines traces de l’art notamment ces fresques peintes dans des grottes à l’époque paléolithique. Que l’on se tourne vers l’Espagne et la grotte d’Altamira considérée à juste titre comme l’apogée de l’art rupestre, ou encore de celle de Chauvet, en France cette fois, précisément en Ardèche, comportant des milliers de peintures et gravures parmi les plus anciennes jamais connues, remontant au Paléolithique supérieur (entre 39 000 et 28 000 ans avant notre ère) ou enfin de la grotte de Lascaux, en Dordogne remontant à une période datée entre 20 000 et 17 000 ans avant J.-C. qui nous émerveille de ses peintures pariétales, c’est toujours le même éblouissement qui nous saisit devant la puissance du génie humain.

            Ce génie, cette puissance pouvant générer la lumière et la beauté, est une constante inséparable de l’être-même de l’homme. Certes, il n’échappe à personne d’un peu informé que la barbarie et la bêtise sont, pour imiter le Descartes du Discours de la méthode, les choses du monde les mieux partagées. Mais il ne s’agira pas, au sein de L’Enchâssement, de gémir sur la bassesse humaine. Notre projet est combatif – et le meilleur combat, c’est l’action.

            Créer pour prouver. Montrer ce que l’homme est aussi.

            Celles et ceux qui ouvrent l’espace consacré à la peinture en expriment quelques formes d’expression – parfois multiples chez le même artiste. À l’image du site lui-même, nous en sommes ici au démarrage. D’autres suivront.

Cette rubrique a en effet une double ambition. Nous souhaitons réintroduire de l’étonnement (qui, rappelons-le, est la base d’envol vers la naissance de la philosophie depuis Platon et Aristote, comme l’a remarquablement rappelé Jeanne Hersch dans son essai ), de l’oxygène, de la nouveauté dans le questionnement. Cette fraîcheur ne s’interdit nullement de réinterroger la tradition sous un œil neuf, car fraîcheur n’est pas synonyme d’amnésie ou d’inculture, sans quoi nous serions condamnés à se faire les perroquets inconscients, et en plus mauvais, des grands thèmes du passé.

Par contre, nous ne nous intéresserons que très rarement aux débats « passionnés » qui envahissent les chaînes d’information en continu, en cela que ces derniers sont souvent dénués de toute rationalité, chacun s’écoutant sans que jamais ses oreilles ne s’ouvrent à autrui. De plus, ils ne sont presque toujours que de vieux plats périmés sur-vendus par la médiocrité médiatique en mal d’événementiel – les phrases serinées par le crétinisme journalistique, du style : « et l’on reparle de », ou « ça relance le débat sur », sont là pour le prouver – si bien que, sur la durée, il n’apporte guère que du temps perdu à celles et ceux qui veulent avant tout créer du sens.

Nous ne nous engagerons dans ces débats que si nos libertés, nos valeurs, la République étaient mises en danger. Nous le ferions alors selon des méthodes et un projet qui auraient pour but de les rétablir et de les refonder.
Ainsi, les semaines qui viennent illustreront cet état d’esprit dont le parti pris demeurera celui de « liberté de penser » !

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