Philippe Lascroux, dessinateur, aquarelliste, portraitiste

Cet artiste, extrêmement réservé, possède une riche intériorité. Issu d’une famille d’une lignée dans laquelle trois générations d’artistes se succèdent, lui-même s’est mis à peindre et dessiner avec acharnement assez tardivement. Mais ce quelque chose, déjà là en puissance, attendait pour devenir pure puissance créatrice cette étincelle enclenchant le mouvement. Ce furent des cours, pris en 2010, à 47 ans, qui lui permirent de l’allumer et de lancer le processus.

            Deux ans plus tard, il proposait une première exposition à l’EHAP de Jules Parent de Rueil-Malmaison, le 19 octobre 2012 précisément. Cet événement rassemblait les poèmes et peintures de la famille Lascroux, avec notamment le grand-père aquarelliste, le père poète et le fils (Philippe) portraitiste et aquarelliste. Ce dernier m’a précisé que ce grand-père, nullement portraitiste, faisait avant tout des dessins et des aquarelles de paysage.

            Philippe Lascroux procède de cette façon lorsqu’il pratique le portrait au crayon à papier à partir une photo. Il met environ une heure pour faire l’ensemble de la tête, les yeux, la bouche, le nez. Puis, de quart d’heure en quart d’heure, il s’occupe des finitions, des ombres, ce qui permet de mieux voir les dernières petites touches et rectifications à opérer.

            S’exprimant sur son goût pour l’aquarelle, Philippe Lascroux avoue préférer l’alliance privilégiant « un peu de peinture et beaucoup d’eau ».

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